09.02.2008
Le Ruisseau dans la montagne
Le ruisseau
dans la Montagne
« ...écoutons le silence, ensemble, et peut-être quelque mélodie perdue jaillira d’un ruisseau de montagne à l’eau fraîche et claire, limpide. »
AVIS AU LECTEUR
| C
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La vie qui passe est notre seule trace ; les oeuvres les plus réussies ne sont que l’ombre d’une trace. La solitude est notre façon à nous d’être ensemble, le silence notre façon de le dire. Aussi, dans ce petit livre, l’essentiel est ce qui n’est pas écrit.
NOUS sommes nés hommes au pays de nos pas courts de sillage, sous un ciel de marbre où des oiseaux de sable effleurent une mer de larmes en décrivant l’oubli.
Le monde finit ruisseau de papier gras après départ des marchands d’attitudes.
QUAND l’horizon se vide, et se dissipe l’illusion d’immortalité, l’instant se pose comme seule valeur d’escompte.
TRAIT d’union de la ronde des nuits, les blanches racines d’un soleil noir fissurent les prisons d’écorce.
Les marais enfantent des songes où l’homme cherche à se libérer.
UNE hirondelle suffit à faire l’été dans le cœur d’un homme.
La vie n’est supportable que dans la gratuité.
PAPILLONS aux ailes de vertige qui collez à la bouche obscène et rouge de la vie privée de vie, n’approchez pas tant des flammes : vous n’êtes que la chenille des abeilles.
En haut de la colline où la relèguent les cultures humaines,
la forêt attend que rentre son abeille aux pattes chargées de pollen.
NÉNUPHAR toujours de nouveau ouvert, l’esprit se lève, donnant sa lumière au jour.
La vérité précède le sens des mots.
LES figues suspendues à l’arbre sont là pour quiconque se voit hanté par la soif.
UN ciel entièrement bleu salut les visiteurs du Temple.
C’est de lui-même, et sans regrets, que, petit à petit, le fruit mûr quitte l’arbre.
MAIS des soleils aux taches de regret fondent sur l’indécis qui brûle déjà de mille conspirations.
DANS un lieu de moi même plus vaste qu’une salle de bal, je danse de pudeur et d’espoir et de joie.
Rare est la fleur sauvage que j’ai trouvé parmi tant de domestiques.
LES fleurs donnent leur pollen, sol de terre ou sol de gomme.
PETITE fleur de la Montagne et de ses baisers âpres, que demander sinon la force de m’avancer vers toi.
Je n’ai que mon amour et ne puis le garder.
19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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