17.07.2008
La gratitude (suite)
La gratitude, c’est l’amour qui dit merci.
19:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, gratitude, merci
La gratitude
19:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gratitude, amitié, connaissance de soi, noblesse, sentiment, fécondité
01.03.2008
Dialogue
Il est une forme de dialogue spirituel sur l'Absolu qui met en présence de ce dont il parle. Force de la raison qui parvient à ouvrir une faille dans la finitude du langage pour laisser filtrer, pour un instant d'éternité, la plénitude de la présence de l'Absolu. Une telle puissance de dialogue n'est possible qu'entre deux âmes unies par un même amour, qui poursuivent d'une même intelligence amoureuse, la même quête de vérité. Ceux qui ont l'expérience de ce type de dialogue savent de quoi je parle.
09:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : absolu; dialogue; amitié; esprit; quête spirituelle; vérité
22.02.2008
Initials: 10 English Acrostic Poems
FANNY ADAMS
Initials
a n a n k è
ten acrostic poems
To the unnamed Goddess of spontaneity.
P R E T E X T
Angels walk
on tightropes
between sight
and things.
THE VOICE OF THE PROPHETS
Honesty right over profit:
Human expectations do not tempt elephants
Heavens
Surrenderers
Know
You.
Lullaby
Telepathic
Echoes
Lull me
Lovingly, making
Eternal
Rarities
Surge into my heart.
Untitled
Self-
Osmosis
Levels
Inner
Turbulence,
Unifying
Duality
Easily.
A Warning
Silver
Plums’
Last
Advice:
‘ Silly
Heroes
In
Need
Grab
Glory; their
Intentions
Foiled
Tasting of
Sympathy.’
A Sign of the Times
Too lightly
Evaluated
Lethargic
Environments.
Violent
Invading
Screens
Into
Our
Neurotic
Scragginess.
The Way
Friends are
Rare
In
Encounter:
No
Diamond
Shines as a
Home
In
Philosophy.
&n
17:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acrostic, poems, acrostiche, poèmes
18.02.2008
Renaître à la vie
Il y a des fois où l'emprise de la souffrance morale et de l'inquiétude est si totale que le temps semble se figer, l'instant présent s'étirer de façon indéfini; paradoxe d'une agonie qui tire sa force de l'oubli que l'on est mortel. Dès lors, il n'est guère étonnant que se souvenir qu'un jour on va mourir ait pouvoir de remède. Loin de toute morbidité, cette pensée de la mort nous libère du poids d'être soi et de la vie et nous rend à la santé, à la joie et à l'espérance. Nous ne sommes plus condamnés à souffrir dans la stagnation et les culs-de-sac du regret et de la nostalgie; nous réalisons que nous sommes voués à la vie dans ce qu'elle a de joyeux, de libre et de serein.
21:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vie, joie, mort, souffrance
09.02.2008
Le Ruisseau dans la montagne
Le ruisseau
dans la Montagne
« ...écoutons le silence, ensemble, et peut-être quelque mélodie perdue jaillira d’un ruisseau de montagne à l’eau fraîche et claire, limpide. »
AVIS AU LECTEUR
| C
|
La vie qui passe est notre seule trace ; les oeuvres les plus réussies ne sont que l’ombre d’une trace. La solitude est notre façon à nous d’être ensemble, le silence notre façon de le dire. Aussi, dans ce petit livre, l’essentiel est ce qui n’est pas écrit.
NOUS sommes nés hommes au pays de nos pas courts de sillage, sous un ciel de marbre où des oiseaux de sable effleurent une mer de larmes en décrivant l’oubli.
Le monde finit ruisseau de papier gras après départ des marchands d’attitudes.
QUAND l’horizon se vide, et se dissipe l’illusion d’immortalité, l’instant se pose comme seule valeur d’escompte.
TRAIT d’union de la ronde des nuits, les blanches racines d’un soleil noir fissurent les prisons d’écorce.
Les marais enfantent des songes où l’homme cherche à se libérer.
UNE hirondelle suffit à faire l’été dans le cœur d’un homme.
La vie n’est supportable que dans la gratuité.
PAPILLONS aux ailes de vertige qui collez à la bouche obscène et rouge de la vie privée de vie, n’approchez pas tant des flammes : vous n’êtes que la chenille des abeilles.
En haut de la colline où la relèguent les cultures humaines,
la forêt attend que rentre son abeille aux pattes chargées de pollen.
NÉNUPHAR toujours de nouveau ouvert, l’esprit se lève, donnant sa lumière au jour.
La vérité précède le sens des mots.
LES figues suspendues à l’arbre sont là pour quiconque se voit hanté par la soif.
UN ciel entièrement bleu salut les visiteurs du Temple.
C’est de lui-même, et sans regrets, que, petit à petit, le fruit mûr quitte l’arbre.
MAIS des soleils aux taches de regret fondent sur l’indécis qui brûle déjà de mille conspirations.
DANS un lieu de moi même plus vaste qu’une salle de bal, je danse de pudeur et d’espoir et de joie.
Rare est la fleur sauvage que j’ai trouvé parmi tant de domestiques.
LES fleurs donnent leur pollen, sol de terre ou sol de gomme.
PETITE fleur de la Montagne et de ses baisers âpres, que demander sinon la force de m’avancer vers toi.
Je n’ai que mon amour et ne puis le garder.
19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2008
L’encre et la vie
Un jour viendra où tout s’arrêtera sans que je m’en souvienne.
Un avant-goût de pierre tombale, nos noms sur les petites portes des boîtes aux lettres.
À l’occasion du décès de mon père, je réalise combien nos vies sont sans amour.
Et si la mort était comme un immense chagrin d’amour ?
La seule conscience de la mort devrait suffire à faire de nous des adultes.
J’étais vivant avant de naître. Vivre de cette première naissance.
La pensée est une forme de la possession qui détruit ce qu’elle prétend saisir.
Accepte de ne pas savoir et j’apprendrai de toi.
La flèche du savoir est enduite de mépris.
Les idées sont du temps, mais l’intuition qui les contient est éternelle.
Penser, c’est fabriquer du temps.
Nous ne connaissons des choses que les idées que nous en avons. Ces idées nous renseignent davantage sur nous-même que sur les choses.
Tout savoir appartient au passé, est archéologie.
Pensées, langage et action sont le produit de nos acquis mentaux. Le « moi » n’est que l’un de ces acquis.
Le présent n’est pas de l’ordre de la pensée. Il n’est pas objet de connaissance, mais vie. Le présent n’est pas de l’ordre temporel — il ne s’écoule pas —, mais est constitué d’une série d’instants successifs, discontinus et immédiats.
Je suis la chose sans le nom.
Tous les enseignements, même les plus actuels, appartiennent, comme toute pensée, au passé. Seule la libération est du présent.
La vie intellectuelle qui repose sur la seule pensée est indigente. Tout au plus parviendra-t-elle à produire des livres, c’est-à-dire à servir des intérêts particuliers.
Savoir, c’est pouvoir, car raison et volition sont une seule et même chose. La lutte pour le pouvoir n’existerait pas, s’il n’y avait d’abord lutte pour la connaissance.
Pensant philosopher, nous ne faisons que de la morale ; pensant nous spiritualiser, nous pratiquons un arrivisme spirituel qui n’a rien à envier à son cousin l’arrivisme social.
L’esprit affleure des sens plongés dans la chair des idées.
Une juste part de connaissance ne dépasse pas le seuil où l’on on ne sait plus se taire. Plus on en sait, moins on en dit.
On admire ou méprise également ce que l’on ne comprend pas.
Aimer et connaître : deux visages d’une même façon d’expérimenter l’Absolu.
Les règles sont des recettes que déborde l’expérience.
La règle n’est pas une contrainte, elle est la rampe où se raccrocher lorsque nous perdons pied.
Le monde est un grand cirque où l’expérience se compte en tours de cage.
Etre, comprendre et participer ne font qu’un.
On ne pense bien qu’avec les mots justes.
Il n’y a pas de beaux sentiments sans raisonnements justes.
On parle bien, simplement et en toute clarté de ce dont on a une longue expérience.
La pierre taillée n’est plus caillou, le bois sculpté végétal, mais l’homme seulement cultivé reste ignorant.
Réapprendre par les livres que vivre est l’unique savoir.
Rien de ce qu’on a voulu m’apprendre et que je n’avais déjà en moi n’y demeura longtemps.
Il faudrait pouvoir montrer, dire « regarde ! », au lieu d’écrire un poème.
L’homme est poète chaque fois qu’il donne à ses actes le sens de son amour.
Tel auteur à la mode se plaint qu’écrire lui soit un supplice, qu’il se rassure, c’est également un supplice de le lire !
La pédanterie est la vulgarité des gens instruits.
Je vois deux sortes d’individus à éviter : ceux qui voient le monde sans les livres et ceux qui ne le voient qu’à travers les livres.
Aphorisme : slogan des gens d’esprit.
Prêt-à-Penser : La mode est à la minijupe intellectuelle : ayez les idées courtes !
Les bons écrivains doivent tout à la vie ; les mauvais, à leur manque d’imagination.
On croit penser et c’est le langage qui pense à notre place. Un grand écrivain est un homme qui fait penser la langue.
Je n’aime pas ces poètes dans le regard desquels je ne reconnaîtrais pas mon propre chien.
En France, on ne lit pas, on relit !
Toute la question du style est de ne pas sur-écrire ce que l’on a à dire. Oublier que l’on « connaît des mots ».
En littérature, la sincérité n’est qu’un aspect du style, qui, comme d’autres aspects du style, se travaille.
La célébrité : cette basse revanche de l’orgueil bourgeois sur la noblesse de sang.
Il se croyait « artiste » et s’adressait à ses amis comme à des journalistes.
Ecrire est se réserver le droit de la contradiction, parler sans être interrompu.
J’écris sur ce à quoi j’aspire.
Ecrire est une activité naturelle, une alternative au néant qui fait un avec son objet. Ecrire est toujours une célébration.
12:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


