06.02.2008

Le potier d’argile

 

 

Il nous faut entrer au ciel par notre humanité pour vivre sur terre de façon divine.

 

 

 

 

            Le bonheur ne suit pas de l’accomplissement de quelque projet ; il est l’accomplissement comme projet, quelles que soient les circonstances.

 

 

 

 

            La paix consiste parfois à savoir considérer avec sérieux des choses qui ne le sont pas pour en éviter de grave.

 

 

 

 

            Ce qui est en trop n’est jamais suffisant.

 

 

 

 

Dieu, c’est le désir d’être un avec le réel.

 

 

 

 

De même qu’il y a une mécanique céleste, il existe une mécanique de l’esprit. La spiritualité est l’ensemble des connaissances acquises sur l’esprit en vue de son fonctionnement optimum. Cela ne veut pas dire que l’homme est une machine, mais simplement que l’esprit a ses lois (mnémotique).

 

 

 

 

L’origine sans cause des êtres n’est autre que l’étant (le fait qu’ils soient). Il n’y a pas d’origine des choses hors de leur perception. Il n’est de point zéro des choses que leur état actuel. Cette origine sans cause est leur unité et leur repos essentiel. L’intelligence ne reconnaît aucune transcendance au-delà du fait que les êtres sont comme ils sont. Ce sont le désir, les affects et le langage qui aménagent le monde en un jardin de beauté et d’harmonie douloureuse.

 

 

 

 

De même qu’ils prennent la gentillesse pour une faiblesse, la beauté est pour les hommes un simple agrément, une gratuité sans valeur, car ils ne voient pas qu’elle est l’être même.

 

 

 

 

Le transcendantal, c’est l’acte de saisir la réalité dans son unicité (composé sujet/objet ou ni-sujet/ni-objet). Cet acte est l’être même en tant qu’il se transcende lui-même dans sa propre saisie.

 

 

 

 

La fleur du souffle s’ouvre et se referme alternativement, mais qui peut dire quel mouvement est premier !

 

 

 

 

Le sens du souffle est une question sans objet.

 

 

 

 

Ceux qui voudraient nous persuader que la vie a un sens sont les mêmes qui prétendent « donner du sens » aux choses. Il faut choisir, ou la vie a un sens ou elle n’en a pas. Si  elle a un sens, alors, elle se passe que nous lui en donnions un. Si elle n’en a pas, quelle activité humaine sera-t-elle en mesure de lui en fournir un ? Ce sont les défenseurs du sens de la vie qui, par leur désir insatiable de signification, nous montrent la vie sous un jour absurde, car l’absurde naît de la déception que le réel inflige à notre désir de signification. D’autres objectent qu’il s’agit moins de « donner du sens » aux choses et à la vie, que de « trouver » ce sens qui se pose comme l’objet de la quête dite spirituelle à l’époque contemporaine. Si certains événements prennent toute leur importance a posteriori,  il est absurde qu’une réalité aussi immédiate que la vie ait un sens qui soit caché. Mais j’oppose ici des raisons à ce qui n’est qu’un cri désespéré des hommes devant la gratuité de toute vie et l’inéluctabilité de la mort.

 

La vie est ce qui donne son sens à tout le reste.

 

La vie n’a pas de sens, car le sens est une notion linguistique et directionnelle qui ne s’applique pas à la vie. La vie précède, contient et déborde tout langage et toute étendue ; son essence n’est pas de l’ordre du langage ; elle ne tend pas non plus vers aucune sorte de finalité. La vie est ce qui donne son sens et sa direction à tout le reste. Je vois ceux qui prétendent donner ou trouver un sens à leur vie s’épuiser en mille tentatives. Leur quête est sans fin et sans accomplissement, car l’objet qu’ils poursuivent n’existe pas. La vie n’est ni un problème, ni une énigme à résoudre, mais une réalité à expérimenter. Elle est le réel qui nous traverse. Sa gratuité foncière fait qu’elle est étrangère à toute notion de signification. Lorsque notre désir de signification est déçu, il revêt d’absurde cette gratuité de toute vie. Tous les événements de notre vie trouvent leur cohérence lorsqu’on les appréhende comme un tout relié au tout de l’être, lequel se justifie en lui-même, par cohérence interne et simple gratuité. La vie est sans pourquoi (voir Silésius). La vision qu’elle propose à l’intelligence humaine est bien moins celle du « sens » que de la vérité (ontologique, non pas logique).

 

 

 

 

A regarder vivre les hommes, on se dit que l’égocentrisme est, sous la forme de la vanité ou du désintéressement, le moteur de toute action humaine. Les hommes ne semblent heureux que remplis ou coupés d’eux-mêmes. Sans l’égocentrisme, ils sont comme ce chien que le maître ne fait plus courir derrière un bâton. Un sac en plastique flottant dans le vent.

 

 

 

 

Plus  les années passent et plus la vie m’apparaît  comme une chose qui se tient à bout de bras. Amour, amitié, talent… jusqu’à la plus infime victoire sur soi qui ne soit un fragile échafaudage de rêves. Les particules infimes de réel qui constituent nos vies ne constituent pas un matériau suffisant à l’élaboration d’une biographie. Qu’il est pesant de se porter soi-même, car alors, le caillou mal tombé d’un agacement, d’un malentendu ou d’un mot de trop peut vous écraser comme s’il s’agissait d’un rocher.

 

 

 

 

Plus tu te fais inaccessible, et plus je te désire. Aussi, plus tu t’éloignes et plus je te possède.

 

 

 

 

Dieu est un point imaginaire au centre d’un cercle sans limite.

 

 

 

 

Le cœur, c’est quand l’intelligence se fait aimante.

 

 

 

 

La prière est l’intelligence rendue capable, par l’amour, de recevoir Dieu.

 

 

 

 

Praying is the powering of the intelligence by love.

 

 

 

 

L’intelligence qui aime est esprit de prière.

 

 

 

 

La prière est à la fois nécessité et don.

 

 

 

 

Vous qui priez, priez pour Dieu.

 

 

 

 

Je ne suis qu’un vase entre les mains d’un potier d’argile.

 

 

 

 

Nous ne demandons rien dans la prière que nous n’ayons déjà reçu, et c’est pour cette raison que nous l’obtenons (« Frappez, on vous ouvrira »; « Demandez, on vous donnera », etc.).

 

 

 

 

 

 

Mathématique de l’attente

 

La gratuité d’être nous astreint à déterminer par nous-même la valeur de nos actes.

 

 

 

 

Ce qui n’est pas gratuit est de moindre valeur. Personne ne le conteste et nul n’en tire les conséquences.

 

 

 

 

Il n’y pas dans l’être de hiérarchie des valeurs. Dire de l’être qu’il est la valeur absolue ou qu’il n’a aucune valeur, c’est dire deux fois la même chose, et c’est ne rien dire.

 

 

 

 

De même que la souffrance occupe une place bien trop importante dans l’existence pour n’être qu’un simple désagrément, il y a quelque chose de proprement irrépressible et de comblant dans la joie qui en fait tout autre chose qu’un simple agrément.

 

 

 

 

La méchanceté de l’un fait la malchance de l’autre.

 

 

 

 

— Qu’est-ce qu’une tragédie ?

 

— Une comédie qui n’a que trop duré.

 

 

 

 

Mon Dieu, gardez-nous de la tragédie, parce que, pour ce qui est de la comédie, on s’en occupe.

 

 

 

 

Tu as peur de souffrir et ton champ reste vain.

 

 

 

 

Plus douloureuse que la souffrance, la révolte contre la souffrance. Accepter de souffrir comme on accepte de se réjouir. Notre seul recours pour que l’inévitable soit à la fois supportable et fertile.

 

 

 

 

Etre conscient de sa propre vulnérabilité est une force.

 

 

 

 

On commence par pleurer beaucoup sur soi-même avant de compatir un tout petit peu à la souffrance des autres.

 

 

 

 

Vu à travers les larmes, le monde prend toujours plus d’importance qu’il n’en a en réalité.

 

 

 

 

On a l’humour de ses chagrins et les défauts de ses qualités.

 

 

 

 

Trouver la vie cruelle, c’est se retourner sur le bruit que fait l’éternité.

 

 

 

 

Comme l’huître : transformer la souffrance en joyaux.

 

 

 

 

Résoudre le problème de la souffrance serait résoudre le problème de l’amour. La souffrance ne nous révèle pas tant notre peu d’amour qu’une piètre connaissance de nous-même. Aimer mal fait souffrir, mais l’on aime mal parce que l’on se connaît peu. Car mal se connaître nous fait attendre l’impossible, qui est souvent le superflu. Je m’explique : par ignorance de soi, nous sommes conduits à demander à l’être cher ce que soi seul pouvons nous donner. Ce n’est pas aimer, ou du moins c’est aimer imparfaitement que d’exiger d’autrui qu’il soit mon duplicata. Un amour tend vers la complétude lorsque les aimants se connaissent assez pour vouloir l’autre tel qu’il est et non tel qu’il n’est pas. Il n’y a pas d’amour sans connaissance de soi. Et se connaître est accomplir son destin dans cette solitude habitée qu’est l’amour.

 

 

 

 

            L’amour est le juste équilibre entre la mollesse et la rigidité. IL est la vigueur, la santé, le sourire et la joie. Il est la vie dans son heureux accomplissement.

 

 

 

 

Les choses ne me rappellent plus rien qu’elles-mêmes.

 

 

 

 

J’accueille la chose sans le nom, et je m’étonne que cette chose et moi sont un.

 

 

 

 

C’est dans leur enveloppe que s’est cachée la vérité des choses.

 

 

 

 

La conscience se fige dans l’inattention : fabrication de l’ego.

 

 

 

 

L’apparition du soi dans la vie mentale suppose que le terme ultime de la vie psychique soit la conscience, et non le soi. Il y a conscience, et cette conscience est faite de pensées dont certaines, telle celle du  moi, ont la capacité d’être réflexives, de prendre conscience d’elles-mêmes. Le soi est un objet de la conscience, et non l’inverse.

 

Il n’y a, donc, que le flux des pensées (dont le moi fait partie), des émotions et des sensations. Mais il n’y a pas de sujet qui les pense, les ressent et les sent. Celui qui croit penser, ressentir, et sentir est lui-même un objet de (la) pensée, du sentiment et des sens. Des faits mentaux arrivent, de même qu’arrivent quantité d’autres événements tant « internes » (digestion, images mentales) qu’ « externes » (bruits et odeurs divers, courses au supermarché, guerres, etc.).  Tous ces événements sont possibles sans qu’il n’existe de « centre » de la personnalité tel que le moi. Ce que nous appelons un homme est un champ d’activité constitué d’événements, ou faits, physico-psychiques transitoires.

 

Il s’en suit que personne ne se libère, ne réalise rien, ne renonce à rien. Il peut y avoir une pensée servile, rebelle, autoritaire ou contestataire, mais pas de pensée libre, c’est-à-dire absolument déconditionnée. Ce qui explique que les contestataires d’aujourd’hui sont souvent les doctrinaires de demain. La liberté est de l’ordre de la vie, c’est-à-dire de la présence, non de la pensée.

 

 

 

 

Le poisson aux écailles d’eau

 

L’oiseau aux ailes de vent

 

L’homme à la chair des pensées, des émotions et des sensations qui le constituent.

 

 

 

 

Un homme qui dort ne le sait pas, comment un homme qui veille saurait-il s’il ne dort pas ?

 

 

 

 

A l’homme inattentif destin contraire.

 

 

 

 

Qu’il lui soit contraire ou favorable, l’homme inattentif reste étranger à son propre destin

 

 

 

 

L’écoute a la paix de l’âme pour condition, mais la paix de l’âme est l’écoute en toute chose.

 

 

 

 

On dit d’un homme qu’il « écoute », lorsqu’il ne rivalise pas avec ses camarades dans les chroniques de la vie ordinaire.

 

 

 

 

Un miracle, c’est du possible expliqué aux ignorants.

 

 

 

 

On voit les grandes choses dans les petites.

 

 

 

 

Les grandes choses sont celles que l’on vit intensément.

 

 

 

 

Tout est précieux dans le détail et sans importance en général.

 

 

 

 

L’égoïsme n’est pas seulement le refus de donner, mais surtout la crainte de ne rien recevoir en échange. Cela explique l’avarice de ceux qui refusent d’accepter de peur de ne rien offrir en retour. La générosité est inconditionnelle et ne dépend pas de ce qu’on donne ou reçoit. La générosité n’est pas le don, mais la condition originaire du don. Elle engendrera l’offrande et l’accueil. Qu’une porte s’ouvre sur l’intérieur ou sur l’extérieur est indifférent, pourvu que l’on puisse entrer et sortir à volonté. Si l’accueil ou le don fait défaut, la générosité est imparfaite et l’égoïsme règne. Donner et recevoir sont un.

 

 

 

 

Si la pitié ne s’applique pas à atténuer la souffrance, alors elle n’est que mollesse de l’esprit.

 

 

 

 

Quand la main bien se tend, la bouche reste close.

 

 

 

 

Qui prend d’une main donne inutilement de l’autre.

 

 

 

 

La charité véritablement généreuse et originaire, c’est la justice inspirée par l’acte créatif d’être ce que l’on est.

 

 

 

 

Joie de sentir que l’on participe de la création comme ensemble des créatures et acte de création de Dieu.

 

 

 

 

Je marche avec celui qui chemine, roule avec le cycliste, pêche avec le pêcheur à la ligne, boit avec l’ivrogne et cueille des fleurs avec l’enfant au bouquet.

 

 

 

 

Au fond, si nous voulons tout et n’avons rien, c’est parce que nous connaissons le désir de tout et la condition de rien.

 

 

 

 

Que le désir qui veut devienne désir qui donne.

 

 

 

 

La sagesse est une volonté qui donne.

 

 

 

 

Il faut commencer par posséder une chose avant de pouvoir la désirer. Tant qu’on ne la possède pas, on croit l’avoir et on ne la cherche pas.

 

 

 

 

Il ne dépend que de moi d’accepter qu’arrive ce qui n’en dépend pas.

 

 

 

 

Peu importe le chemin tant que la peur ou l’envie choisissent pour toi. Si tu es ton propre chemin, qu’as-tu à faire de choisir ?

 

 

 

 

Chemin d’une vie d’homme naissant de ses pas sans sillage.

 

 

 

 

La facilité, c’est le sourire de la résignation.

 

 

 

 

Surabondance de la simplicité dans l’épaisseur diaphane de l’esprit — plutôt que tout arrimage dans aucun port connu de l’âme.

 

 

 

 

Difficile simplicité, aliénante facilitée, nous sommes destinés à l’effort.

 

 

 

 

Toujours, inlassablement, reprendre le fil de son inachèvement.

 

 

 

 

Seul l’effort renouvelé d’être soi peut établir notre continuité… dans l’inachèvement.

 

 

 

 

            Rien de ce qui est d’emprunt n’est à notre véritable mesure.

 

 

 

 

Qui plaint sa peine boude souvent son plaisir.

 

 

 

 

La fin justifie rétrospectivement les moyens et le commencement les détermine.

 

 

 

 

Au-dessus d’un certain seuil de vitesse, le mouvement passe à côté de la présence.

 

 

 

 

Les hommes-tortues rattrapent le lièvre de l’instant.

 

 

 

 

Sagesse des manches à air : ne pas chercher à retenir le vent.

 

 

 

 

Il n’existe rien d’autre que les choses telles qu’elles sont, il faudra donc nous en contenter.

 

 

 

 

C’est de l’amour des choses comme elles sont que naquit Dieu ; et de leur intelligence dont il mourut.

 

 

 

 

L’intelligence de la vie et la vie de l’intelligence sont une.

 

 

 

 

Seule l’intelligence des situations libère de la servitude morale.

 

 

 

 

L’intelligence est vision unitive.

 

 

 

 

Retrouver l’origine actuelle des êtres, par-delà le mythe de l’individualité.

 

 

 

 

Chaque singularité humaine est l’expression d’une même humanité. Il n’y a qu’un seul homme — l’homme universel,  éternel vivant dans l’entendement de Dieu —, dont chaque homme est un mode en passe de réaliser l’homme éternel en lui, sur la modalité propre qui est la sienne.

 

 

 

 

La vie éternelle est à jamais fermée à l’individu humain. C’est en tant que nous participons à la manifestation différenciée, hypostatique de l’unité, que chacun d’entre nous y a accès.

 

 

 

 

 

Le jardin des métamorphoses

 

L’amitié est mystique ou n’est pas.

 

 

 

 

Fierté d’être ton ami où coïncident le même et l’autre. Si bien que je puis dire aujourd’hui « je réponds de lui comme de moi-même ».

 

 

 

 

Puissance, quasi violence de la douceur.

 

 

 

 

On ne choisit pas ses amis, c’est l’amitié qui nous trouve partageant un même bonheur.

 

 

 

 

On me dit que je « donne » beaucoup, c’est sans doute parce que j’ai beaucoup attendu.

 

 

 

 

L’Ami est celui qui nous aime à la fois pour et malgré notre caractère.

 

 

 

 

L’amitié est ma famille, mon école, mon université, mon œuvre et mon repos.

 

 

 

 

Qui n’a connu l’amitié n’aura pas vécu.

 

 

 

 

Il y a toujours un temps d’accalmie entre la mort et le renouveau : l’engendrement.

 

 

 

 

J’avais perdu mon innocence, c’est l’Ami qui me l’a rendu.

 

 

 

 

On cherche une oreille amie et, quand on la trouve, c’est pour se rendre compte que les mots ne suffisent plus : plus l’oreille est amie, moins la parole est nécessaire. Malice du sort, ou grossièreté de nos conceptions ?

 

 

 

 

Oreille indigne est toujours indiscrète.

 

 

 

 

Si l’on cessait d’aimer, ne serait-ce qu’un instant, ceux que l’on a aimés, on en mourrait.

 

 

 

 

Il n’y a guère de pardon sans oubli, ni d’oubli sans amour.

 

 

 

 

L’amour rend beau.

 

 

 

 

L’amour nous engendre une seconde fois en nous rendant à nous-mêmes.

 

 

 

 

L’amour seul permet de faire aux autres ce qu’on voudrait qu’ils nous fissent, car aimer c’est vouloir s’atteindre en l’autre, que l’autre s’atteigne en soi ; chacun reçoit en oubliant qu’il donne.

 

 

 

 

Hier, nos chemins se croisaient ; aujourd’hui, ils se suivent, demain ils se séparent : l’amour est la raison que l’on se fait d’être seul.

 

 

 

 

Entre l’amour et la mort, il y a la peur. La peur est un obstacle à la perfection.

 

 

 

 

Que je te devienne d’autant plus nécessaire que tu te passes de mieux en mieux de moi.

 

 

 

 

Les mots d’amour ne sont que cendre froide. Les braises de notre amour restent incommunicables.

 

 

 

 

L’amour des femmes est inconditionnel, mais leur raison est sans amour.

 

 

 

 

C’est le désir des hommes qui fait le secret des femmes.

 

 

 

 

Il n’y a pas de « problèmes d'amour », il n’y a que des problèmes de désamour.

 

 

 

 

Jaloux ! Tu veux quelqu’un qui ne veuille que toi.

 

 

 

 

Vouloir l’autre selon son vouloir est aimer.

 

 

 

 

La tolérance, c’est l’exclusion pacifique, la négation polie de l’autre.

 

 

 

 

Faire l’amour est un acte sacré qui répond à notre besoin d’absolu. Une incursion de l’infini dans le fini, en somme

 

 

 

 

Nous devons à la Nature d’être bons amants.

 

 

 

 

L’érotisme, c’est quand on ne le fait pas exprès.

 

 

 

 

Le sable de l’amour et de l’humilité sont le silence sur terre de l’inimaginable gratuité qui nous engendre. L’amour est humble gratuité.

 

 

 

 

Etre cet arbre qui pousse au milieu de ruines.