18.02.2008
Renaître à la vie
Il y a des fois où l'emprise de la souffrance morale et de l'inquiétude est si totale que le temps semble se figer, l'instant présent s'étirer de façon indéfini; paradoxe d'une agonie qui tire sa force de l'oubli que l'on est mortel. Dès lors, il n'est guère étonnant que se souvenir qu'un jour on va mourir ait pouvoir de remède. Loin de toute morbidité, cette pensée de la mort nous libère du poids d'être soi et de la vie et nous rend à la santé, à la joie et à l'espérance. Nous ne sommes plus condamnés à souffrir dans la stagnation et les culs-de-sac du regret et de la nostalgie; nous réalisons que nous sommes voués à la vie dans ce qu'elle a de joyeux, de libre et de serein.
21:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vie, joie, mort, souffrance


